27 mai 2009

Hasta la Vista

Monsieur Chaput, c'est assez. Votre histoire est d'une tristesse... Elle contamine par sa petitesse toutes les bonnes nouvelles susceptibles d'élever un peu les êtres, de les réconforter. Vous êtes à l'opposé du réconfort, n'en êtes vous pas humilié? Pour vous contrer, je n'ai d'autre choix que de vous ignorer. Ou bien, je vous regarde comme un personnage de feuilleton bas de gamme, terriblement mal ‘’casté’’, et je vous préfère Sébastien de Loft Story.

Sans blague, je me demande combien d'entre vous, messieurs gris de cette génération, à la tête de sociétés à première vue influentes (à première vue, j'entends dans un party de Noël où vous vous pétez les bretelles avec vos supposés responsabilités et mandats cruciaux alors qu'à l'échelle mondiale, vous êtes une brindille que l’on fait rouler distraitement entre deux doigts), combien d'entre vous avez commis de pareilles fautes et faites la file à l'abattoir en attendant qu'on prouve votre culpabilité ? Combien d'entre vous avez chaud en ce moment en pensant qu'on puisse soudainement vous confisquer votre yacht, sur le dos duquel vous avez assis toute votre raison d'être, en servant apéros et bouchées à des convives aussi peu désirables que triées sur le volet pour des raisons politiques ?

Que se passe-t-il avec vous? C'est la peur de crever qui vous fait agir ainsi? Vous blottir dans l'abondance, dans le luxe - symbole de la réussite de votre génération, n'est-ce pas? , ne vous inquiétez-pas, nous avons d'autres vices - quitte à voler autrui, pour s'assurer de flotter au-dessus de la masse (la petite masse immédiate, je veux dire, les voisins et les connaissances de même niveau) et donner l'impression d'accumuler les accomplissements ?

Comprenez-moi bien; je n'ai rien contre le vol, lorsque bien orchestré. Tout individu devrait avoir l'instinct d'améliorer son sort, au détriment, parfois, d'un autre individu. Cependant, dans le palmarès des choses faciles à faire, voler vient à peu près en troisième rang, après aimer et mentir. Rapidement donc, celui qui se fait prendre à voler entre au sommet de mon palmarès des incapables. Que voulez-vous, j'ai du respect pour ceux qui arrivent à se faufiler en flouant tout le monde; j'ai du mépris pour ceux qui se pensent fins, qui se font prendre la main dans le sac comme des débutants et qui se défendent en pleurnichant des phrases comme: ''Ce n'est pas vrai, je n'ai pas des goûts luxueux.'' Honte à vous, monsieur, honte à vous.

Sur une autre scène, un certain gagnant de Star Académie - Maxime Landry - souffre en ce moment de l'emprise douloureuse de Stéphane Laporte à la direction artistique de son album. Le concept implique que le public choisisse, en votant sur un site web, la liste des chansons qui se retrouveront sur le disque de l'artiste. Les idées fusent de mon côté: j'ai envie de faire pression sur mon entourage et lui demander de voter en masse pour Hasta la Vista du groupe Collage.

M. Laporte, peut-on aussi, je vous en prie, avoir la chance de voter pour son style vestimentaire? Si j'en crois votre concept, Maxime nous appartient, nous l'avons créé, il nous doit son succès: j'exige de le voir déguisé en marionnette. C'est mon droit.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Commettez-vous ici